Jeudi 20 8h30. Mission du jour, monter et équilibrer environ 500 pneus. Le matin dans des conditions normales, l'après midi sous une chaleur écrasante. L'avantage, c'est qu'au moins cela nous fait une petite préparation physique pour la tournée asiatique.
En plus des pneus à monter, il nous faut, pour certains, d'abord démonter des gommes usées qui ont servi lors de test privés.
De plus, notre position décentrée par rapport au paddock ne nous amène aucune distraction. Seuls les wheel man passent dans le quartier. Il y a bien face à nous les remorques aménagées en chambre pour les pilotes, mais pour l'instant, aucun signe de vie.
Lorsqu'à 17h30 le dernier rack s'éloigne, c'est presque un soulagement. Cette journée était vraiment interminable.
18h30 enfin l'hôtel.
J'en profite pour faire tourner une machine à laver.
Le village où nous sommes en pension pour la semaine n'a pas de pressing, alors l'hôtel mets à disposition sa laverie. 3 semaines sans repasser par la case maison nécessite soit d'avoir de grosses valises, soit de laver ou faire laver son linge. J'ai choisi l'option 2.
Vendredi 7h15 départ pour le circuit. Cette traversée de pampa au lever du jour est un instant privilégié qui nous est offert. La magie des couleurs fournies par le soleil sur la verdure encore mouillées de rosée est une bénédiction. 7h45 retour à la réalité et à l'opposé de ce que l'on vient d'admirer. Les racks de la rookies cup nous attendent. 27 paires de pneus à monter et à équilibrer pour les jeunes champions en devenir.
Une bonne heure de travail puis c'est l'attente des retours des essais libres, quelques roues, un peu d'attente, quelques roues, un peu d'attente. La journée du vendredi, quand la météo n'est pas changeante, se passe ainsi.
Samedi 22 septembre. La matinée est un copier coller de la veille. Les roues des rookies puis un peu d'attente, quelques gommes usées des derniers essais libres et de l'attente.
Fort heureusement, le samedi est un peu plus animé. Les visiteurs ayant arpentés à de multiples reprises l'arrière des box s'aventurent devant chez nous. De succulentes odeurs viennent également jusqu'à nous ; en effet, nous sommes encerclés par les cuisine mobiles des différents teams et chaque chef cuisto fait de son mieux pour ravir les papilles des invités et des sponsors de l'équipe.
14h, les qualifs moto3 sont terminées. Les premiers racks de roues à démonter arrivent en même temps qu'entrent en piste les puissantes MotoGP. Une roue de démontée, un œil sur la télé. Une roue, un œil. La bataille pour la pôle fait rage, on essaye d'en louper le moins possible sans pour cela faire attendre les wheel man impatients de retourner travailler sur leurs motos.
15h30, c'est au tour des wheel man moto2 de nous amener leurs racks de pneus à démonter ou à remplacer par les dernières gommes de leurs dotations.
Ce travail ne nous empêche pas pour autant de regarder ce qu'il se passe à l'extérieur et notamment en face de notre structure au niveau de l'accès aux remorque-dortoirs des pilotes. Et le plus surprenant est de voir passer seul au monde un champion comme Dany Pedrosa sans que personne ne lui demande le moindre autographe ni la moindre photo. Nous avons beau être en Espagne, personne ne se souci de lui, ni de lui ni de son voisin de chambre, Alex Rins. Seuls comptent pour les supporters, Vale et Marc Marquez...
C'est un peu décevant pour ceux dont tout le ponde se fout, car ils prennent les mêmes risques pour fournir un magnifique spectacle, que serait d'ailleurs une course avec seulement deux participants....
19h00 fin de journée, le petit matériel est rangé, les portes se referment sur notre structure, direction l'hôtel pour une bonne nuit de sommeil avant le grand jour des courses...
casque
Gants
blouson
freinage
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