présentation de la 1200 Speedmaster 2026
Elle est comme la saga des James Bond. La Speedmaster conserve son nom, sa mission, sa dévotion pour la couronne britannique. Mais le visage change parfois pour relancer le jeu du personnage.
Chez Triumph, surtout dans la gamme des Modern Classics, la subtilité est le maitre d’œuvre. En observant la Speedmaster 2026, il est interpellant que quelque chose a changé mais quoi……. ?
Est-ce le cadre ? Est-ce le moteur ? Est-ce son objectif ? Non, rien de cela. Pourtant, l’allure semble un peu plus élancée, le style un peu plus fuyant. Ceci grâce à un délicat relift porté par quelques éléments. Surtout le réservoir, qui perd de ses rondeurs en s’allongeant un peu. L’opération lui fait gagner 2 litres de contenance. Enfin, pourrait-on dire. Car avec 12 litres précédemment, ce cruiser pouvait s’avérer parfois juste en autonomie.
Le trait avait commencé avec une pièce d’ornement sur le phare, se poursuit avec le badge Triumph plus effilé, et se conclut avec un duo de selle totalement nouveau. Plus larges, avec une mousse plus épaisse, elles apporteront un confort supplémentaire – chose que l’on attend derechef avec ce genre de machine. Un nouveau guidon plus droit rendra la position de conduite plus naturelle sans sacrifier à la posture détendue bien connue sur la Speedmaster.
Elle nous réserve encore quelques surprises. Comme ses jantes à rayons allégées, pour un comportement plus vif. Ou sa possibilité de bridage en A2, destinée à faire du gringue aux jeunes permis (une clientèle assez réduite quand même pour un tel engin…). Pis encore l’adoption d’une IMU pour donner plus de précision au contrôle de traction et upgrader l’ABS en cornering.

Il y aussi des clignos remaniés, un habillage sous la selle plus stylé, une prise USB-C intégré au tableau de bord, et un moins de coups de disqueuse sur les ailettes du moteur. Ainsi parée, cette Bonneville de long cours n’a jamais été aussi sûre d’elle qu’aujourd’hui.
Le temps glisse, la route subsiste
La mise à jour Euro5 opérée en 2021 avait rendu le moteur de la Speedmaster plus propre mais elle ne s'est pas arrêtée là. D'abord, le twin : pas de changement coté puissance mais du bonus avec une inertie réduite. Ensuite, une révision des Modes de conduite pour plus d'efficacité. Le châssis accueille une plus grosse fourche - 47 mm - et les selles redessinées promettent plus de confort. Enfin, un coup d'oeil sur le passé, depuis lequel l'anglaise a su s'affirmer.
Avec la première Speedmaster, Triumph proposait un custom digne du flegme britannique, avec ce qu'il fallait de décontraction, de posture et de musardise. Le twin de 865 cm3 poussait avec gentillesse, un certain carafon, et on n'en demandait pas plus. Tout cela est balayé d'un revers de manche par la 1200 Speedmaster. Avec un cachet largement plus prononcé, un moteur autrement plus expressif et une dose de technologie de bon calibre, la moto rejoint le clan des Balliol et part à l'affront ; avec un arrière-goût très marqué de Bobber.
Car Triumph 1200 Bobber et Speedmaster sont étroitement liées. Elles partagent châssis et moteur sans aucune gêne de consanguinité. Parfait pour les amateurs de look et d'émotions, qui ne manqueront pas d'apprécier le cadre faussement hardtail. Le bras oscillant triangulé semble fixe sur la partie arrière alors que Triumph a pris soin de planquer l'amortisseur sous la selle. Initiée sur la Bobber, cette suspension percute autant le regard sur la nouvelle Speedmaster. Peut-on en conclure que celle-ci ne serait qu'un Bobber avec 2 places ? Pas tant, pas sûr. Le low-rider qui nous intéresse entent plus prétendre à la définition du cruising qu'à celle d'un showbike.

Lady, la Speedmaster a son identité propre, qui la différencie très nettement de la Bonneville et de la Bobber. La première est fondue dans son rôle de roadster classic, la seconde est parfaite dans son emploi de hot-rod. Notre protagoniste est plus couverte, avec un avant bien plus trapu. La roue d'étrave passe de 19 à 16 pouces, et gagne un second disque de frein. Efficacité accrue et look musclé s'invitent donc à la conduite. Le phare a voulu se faire une place importante et il le montre. Plus imposant que l'œil minimaliste de la Bobber, l'optique de la Speedmaster profite d'un cerclage chromé se prolongeant en épine latérale et d'une signature lumineuse singulière. Les changements continuent à l'avant avec un guidon large, participant à une position de conduite plus décontractée. C'est aussi le job des repose-pieds, qui migrent vers l'avant, à l'orée des carters moteur. Le pilote se pose ainsi dans une attitude à la cool. Avec une assise pas bien haute, fixée à 710 mm du sol.
La partie arrière prend toute la mesure d'un équipage par rapport au Bobber. La selle conducteur est plus généreuse et s'adjuge la compagnie d'une selle passager. Le garde-boue arrière est plus important et plus enveloppant, finissant une moto bien plus affirmée que sa devancière en 865.
Le twin est de rigueur, dans sa gamme comme sa catégorie. Et en 1200, on profite d'une main généreuse. Le bloc provient à l'origine de la Bonnie T120 mais il bénéficie d'un réglage High Torque introduit par la Bobber. Ce qui se traduit par plus de couple – 10% de plus que pour la grosse Bonneville. Et les anciens possesseurs de Speedmaster vont sentir du gros changement. La mécanique envoie 42% de couple supplémentaire. Avec 10.8 mkg à 4000 tr/mn, le cœur soulève sans problème toutes sortes d'émotions. La puissance part aussi significativement à la hausse. On avait 61 chevaux sur la 865 -> on profite de 78 canassons sur la 1200. Précisons qu'un embrayage assisté réduit l'effort au levier.
Sans sacrifier au look : les ailettes ont la part belle, le refroidissement à eau se fait discret, l'injection est planquée derrière de faux carbus, le bicylindre est plaisant à regarder et agressivement terminé par les pots courts et biseautés de la Bobber.
Et technologique par-dessus le marché. Réduit au seul fruit de l'injection sur la 865, l'électronique est très largement présente sur la 1200 Speedmaster. Etant de la famille de la Bonneville, il est logique qu'elle récupère les goodies de la fratrie. Sont ainsi présents un accélérateur Ride-By-Wire, un anti-patinage déconnectable, l'ABS sensible à l'angle, des LEDs pour tous les appendices lumineux (phares, clignos, plaques), deux cartographies d'injection (Rain ou Road) et un régulateur de vitesse commandé par un bouton unique.

Vous voila prêt à cruiser ?!? Pas tout à fait. Triumph sait placer un beau catalogue d'accessoires au sein de sa gamme Classic. Pour la 1200 Speedmaster, pas moins d'une centaine de vide-goussets vous feront du gringue.
La Speedmaster s'offre de bien plus généreuses prestations avec cette mutation en 1200 cm3. Triumph ne s'est pas contenté de faire du duo avec son Bobber mais vraiment de le modifier en un cruiser de nom et de prestance. Le muscle et la technologie sont là, il ne manque plus qu'une longue route devant elle.
M.B - Photos constructeur
à retenir
Triumph 1200 Speedmaster (2026) : Ce qu'il faut savoir avant de l'acheter
Les points forts
- Custom stylé à l'anglaise
- Couple bien présent
- Souci du détail
Les points faibles
- Pneu AV large
- Politique de l'accessoire
Tarifs
| Version de base | |
|---|---|
|
16 695 €
|
|
|
$ 14 795
|
|
|
16 695 €
*
|
Modèle commercialisé en 2026
Performances
- Vitesse max : environ 180 km/h
- Consommation moyenne : 4,40 l/100km
-
Autonomie estimée
: 318 km
Autonomie jusqu'à la panne sèche, calculée mais non vérifiée.
Fiche technique Triumph 1200 Speedmaster 2026
- Châssis
- Selle biplaces
- Cadre : Double berceau tubulaire en acier
- Réservoir : 14 litres
- Hauteur de selle : 705 mm
- Longueur : 2 220 mm
- Largeur : 910 mm
- Hauteur min : 1 055 mm
- Empattement : 1 500 mm
- Poids tous pleins faits : 263 kg
- Train avant
- Fourche téléhydraulique Ø 47 mm, déb : 90 mm
- Angle de chasse : 25.3 °
- Freinage 2 disques Brembo Ø 310 mm, étrier 2 pistons
- Roue avant : 130 / 90 - 16 → Commander ce type de pneu
- Transmission
- boîte à 6 rapports , manuelle
- Secondaire par chaîne
- Train arrière
- Mono-amortisseur sous la selle, déb : 73 mm
- Réglage de la précharge
- Freinage 1 disque Nissin Ø 255 mm, étrier simple piston
- Roue arrière : 150 / 80 - 16 → Commander ce type de pneu
- Moteur
- Bicylindre en ligne , 4 temps, calé à 270°
- Injection
- Refroidissement : combiné air / eau
- 1 ACT
- 4 soupapes par cylindre
- 1 200 cc (Alésage * course: 97.6 x 80 mm)
- 78 ch à 6 000 tr/min
- 10,80 mkg (106 Nm) à 3 750 tr/min
- Rapport poids / puissance : environ 3.21 kg/ch
- Rapport poids / couple : environ 23.19 kg/mkg
- Compression : 10 : 1
- Système de démarrage : électrique
- Emission CO²: 102 g/km
- Norme anti-pollution : Euro 5+
- Équipement de série
- Assistance au freinage : ABS
- Nombre de mode de conduite : 2
- Jantes à rayon
- Indicateur de vitesse engagée
- Régulateur de vitesse
- Contrôle de traction
- Embrayage anti-dribble
- Infos pratiques
- Véhicule accessible au permis A2 ou bridable à 47.5ch / 35 Kw
- La moto est accessible aux permis : A, A2
Galerie photos
Occasions
Comparer la 1200 Speedmaster face à ses concurrentes
Indispensables
Vous trouvez tout le nécessaire (équipement, pièces, outillage, etc...) et bien plus chez nos partenaires Motoblouz, Speedway, Maxxess, Moto-axxe et la Bécanerie, avec des milliers de références disponibles.

casque
Gants
blouson
freinage
kit-chaine
Huiles
Pièces
Bagagerie
Pneumatiques
Avis des motards Déposer un avis - 1 avis
C'est réussi. Rien à dire.
Pour l'utilité et les perfs ,il faudrait l'essayer.
Ma che bella a guardare .
Même pour une anglaise . Note : 4/5 Répondre à Jc381