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La mutante

Ducati 1262 XDiavel

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Ducati

Ducati 1262 XDiavel 2016

Custom
Fiche créée le 25/11/2015
Ducati 1262 XDiavel

         Pourquoi X ? Parce ce que c'est une moto à la croisée de plusieurs univers ? Parce qu'elle se veut d'un registre interdit ? Parce qu'on ne saurait définir exactement dans quelle catégorie la placer ? Chacun est libre de se faire son opinion sur la Ducati 1200 Xdiavel. Elle est bien plus qu'une déclinaison du roadster diabolique de Bologne. Un engin portant en lui l'ADN de la marque mais officiant dans un registre multicartes... mais surtout américain.
 
         Un design percutant. Il plaira, à n'en pas douter. A tous ? Pas sûr ! Les ducatistes ne seront pas aussi divisés que pour les machines de l'époque de Pierre Terblanche (999 et 749, 1ere Multistrada, 900 MHe) mais se reconnaitront-ils dans ce power-cruiser ?!? La technique se veut rassurante, avec un twin sportif, la distribution desmodromique et le cadre treillis en acier. La silhouette est plus interpellante, plus apte à montrer les muscles d'acier. Les tubulures d'échappement se cachent, le moteur déborde, la rage s'angoisse. On est dans l'exercice, avec des effets qui vous sautent au visage. Un arrière bien raccourci, un échappement semblable aux muscle-cars américaines gavées au V8, des écopes de radiateur et des platines arrière détachées de l'ensemble – manifestement, faut que ça en jette. Et puis... des commandes aux pieds avancées, une transmission par courroie, une mécanique qui privilégie le couple. Ok, le Xdiavel est calibré pile poil pour les ricains.
Et c'est bien vu. Vu la dégringolade du marché des sportives ces 10 dernières années, Ducati n'aurait pas beaucoup développé ses ventes s'il en était resté à vendre des sportives, modèles qui ont pourtant beaucoup contribué, et encore aujourd'hui, à bâtir sa notoriété.
 
         Nous venons de voir quelques spécificités de la Xdiavel. Mais se limiter à ça reviendrait à conclure sans savoir, passer à côté de son potentiel. L'engin regorge de malices. A commencer par son moteur, encore plus gros, plus gras que celui de la Diavel. Tout d'abord, les motoristes ont commencé par lui greffer le système de distribution variable DVT de la Multistrada, revu pour offrir plus de couple. Ensuite, une course plus longue pour les pistons (de 67.9 à 71.5 mm) gonfle la cylindrée à 1262 cm3. Le taux de compression monte de 12.5 :1 à 13 :1. De quoi satelliser de puissance l'équipage ? Non, juste de quoi écarteler les bras. Le bicylindre de la Xdiavel est moins puissant que celui de la Diavel, affichant 156 chevaux contre 162. Mais ce sont d'autres courbes qui gonflent. Le couple gagne un petit dixième de mkg, avec le gros avantage d'être au taquet beaucoup plus tôt. On obtient un maxi de 13.1 mkg à 5000 tr/mn quand le Diavel doit attendre 8000 tr/mn pour envoyer 13 mkg. Pauvre pneu arrière, qui va devoir boulotter toute cette traction quasiment tout le temps. Au-dessus des 2000 tr/mn, soit 10 mètres après avoir démarré, le moteur envoie déjà 10 mkg. Plus qu'à tourner la poignée pour arracher un morceau de route.
 
         La mécanique est abondante, mais pas que. Elle joue aussi un rôle essentiel dans le design, épurant au maximum les périphériques indispensables à son fonctionnement. Essayez de trouver un bout de durites qui dépassent ! Tout est planqué dans les carters, et la pompe à eau a déménagé au sein du L des cylindres, histoire d'être invisible. Le cadre treillis en acier a rétréci depuis la Diavel, se contentant de tenir la colonne de direction, et surtout de libérer encore de l'espace visuel autour du moteur. Le côté gauche n'a pas pu s'absoudre de quelques fils de bougies et autres babioles ; côté droit, on se croirait dans une clinique.

         Un power-cruiser, c'est conçu pour pousser avec style, pas forcément pour prendre de l'angle. Le Xdiavel tente de concilier les valeurs de la catégorie en les combinant avec son impertinence. Depuis la Diavel, l'empattement est à la hausse avec 1615mm contre 1590, l'angle de colonne prolonge l'ouverture (30° contre 28°) mais la prise d'angle est quasi similaire, avec 40° d'inclinaison annoncé. N'empêche que vous ne ferez pas tourner la X aussi aisément que la Diavel. Cette géométrie favorisant la stabilité sera en revanche en atout lors des grosses accélérations ; et la bécane n'attend que ça. Le jeu de suspensions, grosse fourche inversée Marzocchi de 50 mm et amortisseur Sachs, est réglable en détente et en précharge. L'amorto est poussé au-dessus du bras oscillant afin de laisser de la place à la chambre de tranquillisation des gaz. En compactant un maximum d'éléments dans la partie centrale arrière, la XDiavel dégage totalement la superbe jante fixé au monobras en aluminium poli.
 
         Des watts plein de crème pas allégée du tout, et de l'électronique à foison. La Xdiavel choiera son proprio. Avec le renfort de la centrale inertielle IMU de Bosch, ce custom n'a rien à envier aux dernières sportives. Les aides au pilotage sont à l'appel : contrôle de traction à 8 niveaux, freinage ABS avec prise en compte de l'angle, trois modes de conduite (Sport - Touring - Urban), régulateur de vitesse et un assistant au départ arrêté baptisé Ducati Power Launch (DPL) avec 3 niveaux de réglage. A consommer avec modération ? L'électronique coupe le système dès 120 km/h ou quand la troisième est enclenché ; et surtout prend en compte le rythme de départ en dragster pour en limiter le nombre successif, afin d'éviter un massacre de l'embrayage. A l'inverse, pour calmer le fauve, un freinage Brembo constitué de disques de 320 mm et d'étriers monoblocs M4-32 s'exécuteront de stopper ses 247 kilos.
 
         Il fut un temps où les Ducati exigeaient une certaine profession de foi de la part de ceux qui voulaient s'installer sur elles. La Xdiavel est d'une philosophie tout autre. Les repose-pieds peuvent être ajustés sur 4 positions, avec un débattement courant sur plus ou moins 22,5 mm. Il est possible de fignoler une ergonomie aux petites oignons avec 5 hauteurs de selle et 3 positions de guidon (+ 25 mm, standard, - 25 mm) ; soit 60 positions différentes. Dévoué au pilote, la Ducati se montre en revanche moins sympa pour le passager. Vu la place qui lui est dévolu, celui-ci sera satisfait... de ne pas monter sur la tranche de pain de mie qui sert d'assise.
La clé est dans votre poche ; pas besoin de la sortir. La Xdiavel sent sa présence et vous permet de démarrer. Deux blocs d'instrumentation vous accueillent, dont un beau petit pavé TFT accroché sous le guidon, semblant flotter au-dessus du réservoir. Une fois les mains implantées sur le guidon, l'œil est épaté par l'écran couleur mais s'il dévie vers les commandes, l'amateur éclairé s'étonne par l'intégration plus que moyenne des câbles et autres durites.
 
         Long, bas, puissant, expressif dans le visuel comme dans le twin, la Xdiavel pourrait s'apparenter à ce que les marques américaines auraient pu fabriquer dans une dimension de développement technologique sportif (chaque nuance est à saisir). Une espèce de super V-rod, cependant patiné du coup de crayon italien et d'un goût charmeur autant que caractériel.
Pour ceux qui recherchent encore davantage de finition et d'exigence, la XDiavel est aussi dispo en version S, avec de meilleurs étriers de frein, un traitement de surface pour le moteur, des jantes plus dynamiques, le Bluetooth à bord et autres goodies.

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Ducati 1262 XDiavel 2016

Ducati 1262 XDiavel
  • Chassis :
  • Cadre : Treillis en tubes d'acier
  • Réservoir : 18 litres
  • Hauteur de selle : 755 mm
  • Empattement : 1615 mm
  • Poids à sec : 220 kg
  • Poids en ordre de marche : 247 kg
  • Train avant :
  • Fourche téléhydraulique inversée Ø 50 mm, déb : 120 mm
  • 2 disques Ø 320 mm, étriers radiaux monoblocs 4 pistons Brembo M4-32
  • Roue AV : 120 / 70 - 17"
  • Transmission :
  • Boite à 6 rapports
  • secondaire par courroie
  • Train arrière :
  • Mono-amortisseur, déb : 110 mm
  • 1 disque Ø 265 mm, étrier 2 pistons
  • Roue AR : 240 / 45 - 17"
  • Moteur :
  • Bicylindre en L à 90°, 4 temps
  • Refroidissement : par eau
  • injection Ø 56 mm
  • 2 ACT, desmodromique
  • 4 soupapes par cylindre
  • 1262 cc (106 x 71.5 mm)
  • 156 ch à 9500 tr/min
  • 13.1 mkg à 5000 tr/min
  • Rapport poids / puissance : 1.41 kg/ch
Ce qu'il faut retenir de la

Ducati 1262 XDiavel 2016

Les plus
  • Encore plus de couple
  • Design hard rock
  • Position de conduite à multiples régalges
Les moins
  • On aime... ou pas
  • Le tarif cogne
  • Balade à 2... de courte durée
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