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KTM1290 SUPERDUKE GT 2018

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Tourisme survitaminé

Roadster

Qu'est-ce qui permet d'accrocher deux valises, de taquiner à l'accèl' un Mig-28, de faire de la route longtemps sans se casser les poignets, et de transformer les virages en grand 8 accéléré ? Une hypersport avec un bâti pour de la bagagerie ? La création d'un atelier accouplant des Samsonite et des turbos ? Non, mais on peut mélanger tout ça pour comprendre ce qui se passe dans la tronche des ingénieurs KTM.
Il n'y a pas longtemps, ils ont voulu créer un roadster complètement dingue, surpuissant, bestiale, et cela a donné la 1290 Superduke R. Avec un twin énorme et des chevaux comme s'il en pleuvait. Mais ces ingé sont comme des gosses. Tu les laisses deux minutes avec des bielles, le cerveau qui bouillonne, un rail d'adrénaline, et ils te pondent une nouvelle façon de penser le Grand Tourisme. Chez Katoche, cela s'annonce démoniaque, couillu comme c'est pas permis, et cet engin à même un nom : Superduke GT. Coté imagination nominative, y avait personne ce jour là. Normal, tout le monde voulait surement gouter aux vertus du tourisme avec un baril de poudre. L'essai a confirmé un énorme potentiel et de l'adrénaline à la demande.

Cette machine pour touriste très pressés et/ou très sportifs récupèrent le bicylindre des grosses SuperDuke et Super Adventure. Peut-on en conclure que c'est une fusion du streetfighter et du maxi-trail ? Loin de là. Seul le moteur est commun. Et pour bien assoir le coté sulfureux de l'engin, le moteur de 1301 cm3 crache exactement la même fougue que sur le roadster. Sous la poignée attendent 173 chevaux. Outch ! Du lourd ! A ses débuts, ce bloc envoyait 180 bourrins. Mais la norme Euro4 lui a bouffé quelques watts. Du coup, SuperDuke et Superduke GT se contenteront de 7 ch de moins. Pas grave ; le LC8 a encore de quoi vous satelliser les tripes. Ici, il s'octroie de nouvelles culasses, un vilebrequin revu, une injection assouplie et quelques améliorations pour donner une consistance plus routière à son tempérament.
Double allumage, embrayage anti-dribble, pistons type Formule 1, Ride-by-Wire, compression de fou 13.2 :1, plus de 14.7 mkg de couple... les bielles ont le feu aux jupes. Mais comment cette Superduke affirme t'elle son orientation GT ?

Installez-vous à bord. Ne la craignez pas. Aussi puissante que le roadster, la bête "routiérisé" semble plus imposante, plus ventrue. Et elle l'est. En devenant GT, de larges épaules se sont développées sur ses flancs. Le buste est menaçant : incisif, fourchu tel un trident, épais sans être lourd. Un guerrier, protecteur de son équipage et vilipendeur des dames du tourisme. Un adjoint indispensable fait alors son entrée en scène : une bulle aux dimensions de courtoisie, réglable à la main et pourvue de plusieurs ancrages de fixation. La petite invitation au voyage se décline en deux actes. Le premier peut-il véritablement permettre des escapades de long cours ? KTM semble vouloir démontrer que oui, avec un réservoir plus généreux revendiquant 23 litres (+ 5 L) et 400 bornes d'autonomie. D'autres réglages sont dévolus à l'équipage. Ainsi, le passager a droit à plus d'espace et des repose-pieds abaissés. Le pilote peut ajuster son guidon sur 22 mm et 4 positions ; le sélecteur et la pédale de frein sur 3. Un jeu de selles plus moelleuses, un bâti arrière renforcé, rallongé, avec ce qu'il faut pour ancrer des valises en option, des poignées chauffantes et le régulateur de vitesse en série – tout cela met en appétit pour partir faire un gros viron.

Mais ce sont des amuse-bouches. Car Katoche fait de cette Superduke GT une démonstration de toute sa technologie. On prend de la fougue par ci, du tourisme par là, et on case tout ce qu'on peut tant que ça parvient à se greffer dessus. Tenez, les suspensions EDS. On les connait sur les Adventure et on se plait à les voir greffer ici. Ce sont les WP semi-actives, dont la mission est d'adapter l'amortissement en temps réel. 3 programmes sont définis pour s'adapter à l'humeur du jour : Comfort, Street et Sport. Les noms décrivent sans détour comment la fourche de 48 mm et le monoamortisseur White Power vont réagir et répondre à la route.
Très fort : le système détecte le poids embarqué et s'en ajuste automatiquement. Les suspensions bénéficient d'un débattement de 125 mm à l'avant et 156 mm à l'arrière pour démontrer leur capacité. Des valeurs importantes pour la catégorie, aptes à éliminer toute réaction sèche et fournir un travail de qualité.

Et la suite donne le tournis tant les assistances sont nombreuses. La marque a mis dans la Superduke GT tout ce qu'elle avait : un antipatinage et un ABS qui prennent en compte l'angle de la moto pour déterminer leur degré d'intervention, un mode Supermoto dans le système de freinage pour pouvoir bloquer la roue arrière sans perdre l'antiblocage dans la roue avant, la surveillance de la pression de pneus, un shifter, un embrayage anti-dribble, des clignos qui s'arrêtent tout seul au bout de 10 sec et 150 m, et un éclairage adaptatif à LEDs. Les griffes transparentes sur les cotés du réservoir s'allument en fonction du virage. Chaque bloc optique contient trois segments de LEDs qui interviennent progressivement suivant l'angle pris par la machine.
Pire qu'une bagnole la SDGT : dans le coin des options, on peut encore taper dans la surenchère avec une aide au démarrage en cote, ou le MSR qui permet de laisser "glisser" le moteur en cas de trop fort retour de couple à la décélération.
De la forte plus-value technologique sur cette moto. Trop peut-être. Que doit-on penser quand les ingénieurs donnent les moyens de civiliser un monstre à la demande ? Car avant d'être GT, la 1290 SuperDuke tient à assurer sa bestialité dans l'acte 2.

C'est après l'entracte route, confort et co-pilotes de tous poils que les fondements reviennent à l'assaut. Car bien que largement pourvu d'équipement, cette impressionnante machine a conservé toute l'épice de la furie de Mattighofen. On a vu que son monstrueux moteur voulait se montrer un tantinet plus délicat afin de coller à une utilisation moins extrême. Sous l'avalanche d'équipements, rien ne semble pourtant plus vindicatif que la Superduke. Son cadre treillis tubulaire au chrome molybdène, ses étriers de frein Brembo monoblocs M50, sa grosse cavalerie plus ou moins tempérée par les modes de conduite (Street, Sport, Rain et Supermoto), son superbe monobras... Beaucoup incite à mettre de la grosse louche entre chaque virage. On rêve de se prendre au jeu, de transformer chaque étape en spéciale de rallye. Cependant, il y a d'autres choses que les valises pour ramener pilote et roue avant sur terre. Ce sigle, cette prétention GT conditionne l'apparition de 16 kilos de plus, soit 228 tous pleins faits. Ainsi que des pneus Pirelli Angel GT, de très bonne facture mais moins sportifs que les Dunlop SportSmart2 monté sur le frère streetfighter.

"Une fusée longue distance". C'est comme ça que KTM définit sa Superduke 1290 GT. Avec tout ce qu'elle a dans le ventre et dans le ciboulot, on serait tenté de le croire. Assisterions nous à la naissance d'une nouvelle catégorie, mélangeant la fureur d'une hypersport, la polyvalence d'un roadster et les capacités voyageuses d'une routière ? Un Streetfighter Grand Tourisme, soit un engin totalement déraisonnable capable d'atomiser 95% des motos du marché tout en permettant d'aller à Berck-plage ou Chamonix le week-end. Une moto qui se régale d'un Ledenon le matin, gravit les virolos du Ventou en drift l'après-midi puis rentre avec confort au camping du cap d'Agde le soir ? Utopique mais pas si éloigné de ses prérogatives. Katoche adore ce genre de challenge, et l'addition demandée en fait également partie. La riche dotation et les performances se monnaieront dans le haut de la fourchette. La SMT 990 semble avoir trouvé une descendance, bien plus musclée.

M.B - Photos et vidéo constructeur

L'aspect technique

KTM 1290 SUPERDUKE GT 2018
  • Chassis
  • Cadre : treillis tubulaire en acier au chrome molybdène
  • Réservoir : 23 litres
  • Hauteur de selle : 835 mm
  • Empattement : 1 482 mm
  • Poids à sec : 205 kg
  • Poids en ordre de marche : 228 kg
  • Train avant
  • Fourche téléhydraulique inversée WP Ø 48 mm, déb : 125 mm
  • 2 disque Ø 320 mm, étriers radiaux monoblocs 4 pistons Brembo M50
  • Roue AV : 120 / 70 - 17
KTM 1290 SUPERDUKE GT 2018
  • Transmission
  • Boite à 6 rapports
  • secondaire par chaîne
  • Train arrière
  • Mono-amortisseur WP, déb : 156 mm
  • 1 disque Ø 240 mm, étrier Brembo 2 pistons
  • Roue AR : 190 / 55 - 17
  • Moteur
  • Bicylindre en V à 75° , 4 temps
  • Refroidissement : par eau
  • injection Ø 56 mm
  • 2 ACT
  • 4 soupapes par cylindre
  • 1 301 cc (108 x 71 mm)
  • 173 ch à 9 500 tr/min
  • 14,70 mkg à 6 500 tr/min
  • Rapport poids / puissance : 1,18 kg/ch
  • Crit'air :

Ce qu'il faut retenir

Lesplus

    Lesmoins

      Tarifs

      18 590
      Prix neuf
      Estimation cote occasion : 14 298 €

      Avis

      sur 5 avis d'utilisateurs Lire les avis
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      Avis

      Modèle 2016
      Que du bonheur ✌️ Répondre à Olivier

      Propriétaire de cette machine depuis 8 mois...que du bonheur cette bécane et presque parfaite, elle est l\'arme ultime sur route . Répondre à Alex

      Partial

      Modèle 2016
      Forcément partial puisque j\'en ai une dans le garage. Après avoir gouté à la R, je suis passé à la GT pour plus de polyvalence. Certe, la protection de la bulle n\'a rien à voir avec celle d\'une vraie GT, mais ça fait quand même du bien aux cervicales. Comparée à la R, elle est nettement plus \"cool\", toute proportion gardée parce que ça envoie la purée grave, mais avec un poil plus de progressivité, moins de violence quoi, parce que la R, .... par contre, on sent le poids supérieur à la R, surtout en entrée de virage où il faut un peu plus forcer pour aller chercher le point de corde. Les pneus angel GT sont moins performants (mais plus endurants), l\'ABS et anti patinage se déclenchent beaucoup plus souvent. La GT, une très bonne moto quelque soit la route ! Répondre à Chris

      Modèle 2016
      Heureux propriétaires depuis 1 mois 😂 En duo ou en solo....que du bonheur Répondre à Bilou

      peux t'on l'avoir en 106 ch?

      Modèle 2016
      peux t'on la faire modifier pour 106 ch? Répondre à mapeste
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