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L'extrême roadster

MV-Agusta 1000 Brutale Oro

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MV-Agusta

Nouveauté : MV-Agusta 1000 Brutale Oro 2019

Roadster
Fiche créée le 05/11/2018
MV-Agusta 1000 Brutale Oro

          Il y a un moment où il faut songer à dire stop. C'est là que MV-Agusta exclame encore. Pour cette inédite 1000 Brutale, de nouvelle génération, la frontière de puissance qui séparait les hyper-roadsters des hypersportives n'existe plus. La démesure prend ses quartiers dans le monde de la moto, avec des débordements de watts un peu partout. On pensait que les Tuono 1100 et Superduke 1290 R avait mis la barre très haut... trop haut. Cette Brutale en rigole avec une folie mécanique de 208 chevaux.

          C'est fait. Un roadster développe maintenant la même patate qu'une grosse sportive. MV avait annoncé quelque chose de maousse, de surprenant. C'est réussi ! Le bloc 4 cylindres ici présent sort donc 208 bourrins à 13 450 tr/mn. Une valeur facile à améliorer avec le kit racing comprenant l'ECU adéquate et un échappement en titane. Ce qui libère 212 chevaux à 13 600 trs. On est pile-poil dans les valeurs d'une F4 1000 RC. Espérons que les pilotes auront un cou de taureau avec système de verrouillage des épaules. Parce qu'un roadster aussi puissant et capable de dépasser les 300 km/h, c'est non seulement du jamais-vu ; mais c'est surtout totalement surréaliste et ça va massacrer des bras.

          Depuis un paquet d'années, les roadsters de fort calibre s'approprient les mécaniques des cousines hypersports. Pas de souci, c'est convenu depuis longtemps. Mais les moteurs ont toujours été assouplis, calmés en puissance et arrondis en caractère. MV-Agusta ose le transfert sans édulcoration. Mais pas sans modifications. Le bouilleur en provenance de la F4 1000 Reparto Corse reçoit des guides de soupapes revus, de nouvelles chambres de combustion, une modif des arbres à cames, un vilebrequin redessiné et rééquilibré, de nouveaux segments pour les pistons, une lubrification améliorée, une nouvelle boite à air, des conduits d'admission réétudiés, un double jeu d'injecteurs, et une ligne d'échappement complètement repensée.
Ô important qu'est l'échappement sur une MV-Agusta. Depuis la F4 750 et ses sublimes tuyaux d'orgues sous la selle, les flutes d'expulsion des gaz viciés sont un élément de style particulièrement choyé. Cette Brutale ose une approche à double sens.

          On s'éloigne un peu du département technique pour apprécier la plastique de ce nouveau chapitre de la Brutale. Avec sa double sortie biseautée, son optique aux souvenirs de Porsche 911, son monobras et son agressivité à fleur de peau, le premier du nom se faisait une place parmi les plus beaux roadsters de l'histoire. Presque 20 ans après, le 1000 Brutale respecte les codes du phare, de la silhouette athlétique et des silencieux taillés de biais – Mais cette fois, deux paires sont présentes, une par coté, comme une double batterie de lance-roquettes pour protéger la roue arrière et le superbe monobras doré mat.
La poupe est un petit moment d'admiration, avec une compacité bienvenue et une allure de vaisseau spatial. Habilement redessinée avec une juste mesure dans la prise de risque et le conservatisme, cette 1000 brutale ne dérange que par ses étranges écopes de radiateur. Des pièces tordues sur une MV, c'est uniquement après un virage trop optimiste. Quo vadis ? En réalité, la fonction a ici pris le pas sur le design, la moto trouvant avec ses semblants  de winglet un appui certain à haute vitesse.
Toujours divine et quasiment sans prise pour les reproches, la Brutale dessine de l'envie. Dommage que le centre-arrière soit ne soit pas plus aérien ; mais il faut bien planquer la protubérante chambre de tranquillisation des gaz.

          Son identité est dans le luxe, quasi dans la luxure. L'adjonction de pièces haut de gamme est aussi une nécessité vu les performances stratosphériques dont est capable cet extrême-naked. Le freinage est assuré par des étriers Brembo Stylema, inauguré sur la Ducati Panigale V4, et des disques de 320 mm. L'amortissement est confié à Öhlins, comprenant une fourche inversée Nix de 43 mm et un amortisseur TTX36, avec réglages électroniques. Inséparable de la production de Varese, le cadre mixe toujours un treillis tubulaire avec des platines latérales en aluminium. Rigide, efficace, notable, on regrette seulement que certaines pièces ne soient pas en magnésium, comme ce fut le cas pour les autres productions Oro.
On se consolera avec un poids à sec de 184 kilos (inférieur à une Speed Triple RS), une batterie au lithium plus légère, des pièces usinées CNC, et du carbone dont est friande la Brutale. Surtout pour ses jantes, permettant un gain de poids énorme et un sacré bonus en agilité.
 
          La position de conduite se veut à l'attaque sur cette machine. Entre les demi-guidons sport (pas racing, nuance), un très élégant tableau de bord TFT couleur 5" plonge le regard dans la dimension techno-numérique. Comme tout MV, ce gros roadster n'en manque pas. Les suspensions, comme vu auparavant ; mais aussi un nouveau calculateur spécifique ; une centrale inertielle IMU pour améliorer l'efficacité du contrôle de traction, de l'anti-wheeling, de l'ABS cornering et permettre un système d'éclairage en virage ; un shifter Up&Down ; des capteurs de pression des pneus ; un assistant au départ arrêté ; un système Bluetooth pour connecter et interagir avec un smartphone ; de multiples Modes de conduite ; et une nouvelle signature LED cerclant l'œil du fauve.

          La nouvelle MV-Agusta 1000 Brutale est sans conteste le roadster le plus démentiel que la firme ait créé... voire l'une des plus azimutant de toute la production – laissons de coté les créations de particulier et/ou d'atelier parfois plus puissantes mais fabriquées à quelques exemplaires.
Historiquement, les séries Oro sont les premières d'une nouvelle génération de machines chez MV, avec une diffusion très limitée. La Brutale s'y contraint, avec 300 exemplaires de prévus, pour un tarif qui vous rappellera que la marque perpétue son ascension vers toujours plus d'exclusivité.

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L'aspect technique de la

MV-Agusta 1000 Brutale Oro 2019

MV-Agusta 1000 Brutale Oro
  • Chassis :
  • Cadre : Treillis en tubes d'acier au chrome molybdène
  • Réservoir : 19 litres
  • Hauteur de selle : 845 mm
  • Longueur : 2086 mm
  • Largeur : 1031 mm
  • Empattement : 1432 mm
  • Poids à sec : 186 kg
  • Train avant :
  • Fourche téléhydraulique inversée Öhlins NIX 30 Ø 43 mm, déb : 120 mm
  • 2 disques Ø 320 mm, étriers radiaux Brembo Stylema 4 pistons
  • Roue AV : 120 / 70 - 17"
  • Transmission :
  • Boîte à 6 rapports
  • Transmission secondaire par chaîne
  • Train arrière :
  • Mono-amortisseur Öhlins TTX36, déb : 120 mm
  • 1 disque Ø 220 mm, étrier Brembo 4 pistons
  • Roue AR : 200 / 55 - 17"
  • Moteur :
  • 4 Cylindres en ligne, 4 temps
  • Refroidissement : Refroidissement liquide
  • Injection Ø 50 mm
  • 2 ACT
  • 4 soupapes par cylindre
  • 998 cc (79 x 50.9 mm)
  • 208 ch à 13450 tr/min
  • 11.4 mkg à 9300 tr/min
  • Rapport poids / puissance : 0.89 kg/ch
Ce qu'il faut retenir de la

MV-Agusta 1000 Brutale Oro 2019

Les plus
  • Puissance énorme
  • Design revu et séduisant
  • Belles pièces à bord
  • Partie-cycle
Les moins
  • Pas de magnésium
  • Tarif, comme toujours
  • Comment encaisser tant de puissance et de vitesse en naked ?
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